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Dernière mise à jour, le 20 mai 2008

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Trois professions à découvrir :
Technicien en mécanique automobile, débosseleur et peintre

SI VOUS ÊTES UN APPRENTI en mécanique automobile, en débosselage ou en peinture, SAVIEZ-VOUS QUE….

L'INFO-JOBS de Mai 2007

Réglementation sur les halocarbures

Les travailleurs âgés et la retraite

Des besoins pressants de main-d’œuvre dans tous les métiers automobiles

Votre CV: la clé pour obtenir une entrevue

Une profession à découvrir: conseiller(ère) technique

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Trois professions à découvrir :
Technicien en mécanique automobile, débosseleur et peintre

La demande est bien présente…. Les emplois ne manqueront pas!

Les professions de technicien en mécanique automobile, de débosseleur et de peintre font partie des métiers les plus en demande actuellement au Québec. Une demande en main-d’œuvre qui est loin d’être ponctuelle ou de courte durée.  Ce constat fait suite à de nombreuses études dont celles menées par Emploi-Québec et le Comité sectoriel de l’industrie des services automobiles (CSMO).

Un avenir rassurant pour toute personne qui exerce ces professions ou qui désire s’y diriger. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. D’une part, l’évolution constante et rapide de la technologie automobile oblige les employeurs à embaucher du personnel hautement qualifié. D’autre part, l’augmentation du parc de véhicules et surtout les départs à la retraite et la rareté d’une main-d’œuvre qualifiée sur le marché du travail favorisent sans contredit la demande pour ces professions.  

Le diplôme d’études professionnelles : un pré-requis indispensable

Les techniciens en mécanique automobile sont plus que jamais considérés comme des médecins spécialistes des organes mécaniques. La complexité technologique des véhicules et particulièrement l’arrivée de l’électronique ont transformé la profession. Comme dans le domaine médical, ces spécialistes possèdent des compétences pointues et maîtrisent des appareils hautement sophistiqués et informatisés qui leur permettent de procéder à des contrôles périodiques et surtout, de poser les bons diagnostics sur les véhicules.

C’est un choix de carrière qui s’offre aux passionnés de l’automobile. Le point de départ : obtenir votre diplôme d’études professionnelles en mécanique automobile. Outre la formation de base et passion de l’automobile, que faut-il pour réussir ? Avoir de fortes capacités en résolution de problèmes et être capable de s’adapter à différentes technologies combinées à des habiletés manuelles et un grand intérêt à la formation continue.

Débosseleurs et peintres : voilà des choix de carrière qui font le bonheur de ceux qui sont passionnés par les aspects artisanaux, esthétiques et techniques des véhicules et doués d’une grande dextérité et d’une acuité visuelle. Les débosseleurs remettent à neuf les éléments de la carrosserie d’un véhicule endommagé et les peintres leur redonnent la couleur d’origine. Ils doivent composer avec de nouvelles technologies qui rendent les processus de travail plus complexes que dans le passé. Pensons seulement aux  matériaux composites, d’aluminium, d’alliages à haute résistance, de peintures multichromes ou de peintures à séchage UV.  Le point de départ pour amorcer cette carrière: obtenir votre diplôme d’études professionnelles en carrosserie.

Toute personne qui choisit l’une ou l’autre de ces professions doit s’engager à suivre une formation continue pour demeurer compétent et travailler au rythme d’une technologie qui évolue constamment.

Des possibilités de progression et une rémunération intéressante

Dans la plupart des régions du Québec, un règlement de qualification administré par les comités paritaires de l’automobile permet d’établir des normes de qualification et prévoit l’acquisition d’une carte de compétence. Roger Goudreau, directeur général du Comité Paritaire de Montréal précise le cheminement qui vous attend : «Votre carrière débute comme apprenti et c’est après avoir accumulé le nombre d’heures de travail requis par le règlement que vous êtes admissible à l’examen de qualification menant à l’obtention de la carte  de compagnon… Un système qui reconnaît vos compétences pendant et après votre  période d’apprentissage».

 

Outre un salaire compétitif qui croît avec la qualification et l’expérience, plusieurs employeurs rajoutent à la rémunération une prime ou une bonification en fonction de la productivité au travail. Comme le souligne Roger Goudreau «Un autre avantage à ne pas négliger… Vous économiserez quelques milliers de dollars par année lors de l’entretien ou de la réparation de votre véhicule »

Pour ceux qui ont du leadership et le sens des affaires,  vous pourriez  poursuivre votre carrière comme chef d’équipe, contremaître, directeur de département ou même propriétaire d’un atelier. Pourquoi pas?

Des liens utiles

Site officiel du Ministère de l'éducation spécialisé pour la formation professionnelle et technique :  www.inforoutefpt.org

Comité paritaire de l’automobile de Montréal (CPA-Montréal): www.cpamontreal.ca.

Comité sectoriel de l’industrie des services automobiles : www.csmo-auto.com

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SI VOUS ÊTES UN APPRENTI en mécanique automobile, en débosselage ou en peinture,

SAVIEZ-VOUS QUE….

Un apprenti qui reste apprenti toute sa vie, ce n’est pas normal… Le secteur de l’automobile est certainement l’un des secteurs les plus touchés par l’introduction constante et continue de nouvelles technologies. Difficile dans un tel contexte de progresser sans être reconnu officiellement comme un travailleur qualifié. Passez du statut d’apprenti à celui de compagnon devrait être l’une des priorités de tout professionnel que vous soyez mécanicien, débosseleur ou peintre.

Demandez à votre employeur actuel ou futur de vous appuyer et de vous encadrer durant votre période d’apprentissage. Travaillez en équipe avec des compagnons qui sauront vous transmettre leurs compétences et leur savoir-faire. Pour Roger Goudreau, directeur général du Comité paritaire de Montréal, «la période d’apprentissage est une étape cruciale et c’est la responsabilité à la fois de l’apprenti et de l’industrie de s’assurer d’une relève compétente et qualifiée».

Soyons réalistes, un mécanicien qui réussit les quatre modules de l’examen (électricité et système d’alimentation, transmission du pouvoir, freins, moteurs à combustion interne) démontre à son employeur ses capacités à effectuer différentes tâches même si, dans le cadre de son emploi, elles sont limitées à la réparation des freins. Une relève intéressante pour un employeur en période de pénurie de main-d’oeuvre! Chose sûre, l’apprentissage des spécificités propres à chacun des constructeurs se fait plus facilement avec un employé qui possède les connaissances de base.

Sophie Senneville, co-présidente d’Auto-jobs.ca nous informe que : «les employeurs ont de la difficulté à trouver du personnel avec des cartes de compagnon». Un constat partagé par plusieurs intervenants de l’industrie automobile. Maintenez le cap et visez l’obtention d’un certificat de qualification.

Les comités paritaires vous appuient dans votre démarche. Des outils sont disponibles pour vous préparer à l’examen de qualification en mécanique, en débosselage ou en peinture et surtout, vous aident à le réussir. Le test d’autoévaluation vous permettra de faire le point sur vos connaissances et vous situer quant à votre apprentissage. Vous pourrez par la suite vous procurer les guides d’autoformation les plus pertinents à votre apprentissage.

Test d'autoévaluation en mécanique

Test d'autoévaluation en peinture

Test d'autoévaluation en débosselage

 

5 guides d'autoformation en mécanique
(Transmission de pouvoir - Freins – Moteurs à combustion interne
- Électricité et système d’alimentation – Alignement)
2 guides d'autoformation en peinture
(Polissage et agencement de couleurs – Préparation des surfaces et peinture)
3 guides d’autoformation en débosselage
(Lecture de plans et mesurage – Soudage et sectionnement - Techniques de restructuration)

 

Pour plus d’information, nous vous invitons à consulter le site Internet du Comité paritaire de l’automobile de Montréal (CPA Montréal) : www.cpamontreal.ca.  Si votre employeur n’est pas assujetti au CPA Montréal, informez-vous auprès du comité paritaire de votre région.

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Règlementation sur les halocarbures

À compter du 1er juin 2007, toute personne qui manipule des halocarbures dans le cadre de son travail devra détenir un certificat de qualification environnementale.
Les halocarbures sont des gaz utilisés notamment dans les appareils de réfrigération et de climatisation. Une mauvaise manipulation de ces gaz peut nuire à la couche d’ozone atmosphérique.

Pour cette raison, le gouvernement du Québec a mis de l'avant cette mesure environnementale, qui s'inscrit dans l'application du Protocole de Kyoto portant sur le contrôle des gaz à effets de serre.

Catégories d’appareils et de certificats

Le Règlement sur les halocarbures touche les personnes qui, dans leur travail, ont à installer, entretenir, réparer ou modifier un appareil qui fonctionne avec un halocarbure.
Le Règlement identifie quatre catégories d’appareils :

H1 – Appareils frigorifiques-Systèmes de réfrigération

Exemples d'appareils :
Compresseur
Appareil industriel de climatisation
Refroidisseur

Principaux métiers visés
Tuyauteur, tuyauteuse – frigoriste
Mécanicien, mécanicienne de machines fixes – appareils frigorifiques

Frigoriste (compagnon et apprenti)

H2 – Extincteurs- Systèmes d’extinction d’incendie

Exemples d'appareils :bonbonnes reliées à la tuyauterie pour les incendies

Principaux métiers visés

Tuyauteur, tuyauteuse – spécialité poseur, poseuse
de gicleurs
Mécanicien, mécanicienne en protection incendie

H3 – Véhicules-Système de climatisation et de réfrigération

Exemples d'appareils
climatiseur de véhicule
unité de réfrigération mobile

Principaux métiers visés
Débosseleur, débosseleuse
Mécanicien, mécanicienne spécialisé en automobile, machineries agricoles, remorques, véhicules lourds routiers, véhicules-outils ou véhicules récréatifs.
Récupérateur, récupératrice de véhicules

Conditions pour obtenir le certificat H3
Pour obtenir le certificat de qualification environnementale H3, vous devez avoir suivi avec succès l’une des formations suivantes portant sur les halocarbures spécifiques aux véhicules :
Formation de l’Institut canadien du chauffage, de la climatisation et de la réfrigération (après le 1er janvier 1994)

Formation de la Refrigeration Service Engineers Society (après le 1er janvier 1994)

Formation sur les halocarbures, catégorie véhicules, reconnue par Emploi-Québec et donnée par une commission scolaire (formation de sept heures)

Formation environnementale du gouvernement de l'Ontario (carte Ozone-Alerte valide)

Formation environnementale de la Manitoba Ozone Protection Industry Association (MOPIA) (carte valide)

H4 – Appareils domestiques
Appareils de climatisation et de réfrigération

Exemples d'appareils :
réfrigérateur
congélateur
refroidisseur d’eau
climatiseur de maison
machine distributrice
Principaux métiers visés
Réparateur, réparatrice d’appareils électroménagers
Technicien, technicienne d’appareils électroménagers
Réparateur, réparatrice de machines distributrices

Pour tous les métiers reliés à l’automobile, ce sont les différentes commissions scolaires du Québec qui ont été mandatées par Emploi Québec pour offrir la formation aux différents techniciens. Pour la seule région de Montréal, la CSDM devra d’ici juin 2007 formé entre 10 000 et 15 000 techniciens. Nous allons rejoindre les gens via la publicité et les CPA explique un des responsables de la formation à l’école des métiers automobiles de Montréal, M. Dominique Bousquet. Tous les techniciens devront suivrent une formation de sept heures avec la dernière heure consacrée à un examen de certification. La note de passage est de 18 sur 25 ou 72%. Si un élève échoue son examen, il devra recommencer sa formation, précise M. Bousquet. Il faut aussi préciser que dans la prochaine mise à jour de la formation des élèves en mécanique automobile de septembre 2006, les programmes de diplôme d’études professionnelles (DEP) en mécanique incluront un module en environnement qui donnera droit au certificat de qualification environnementale.

Pour avoir tous les renseignements faites le www.emploiquebec.net

Benoit Charette

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Les travailleurs âgés et la retraite

Dans une étude récente menée par Statistiques Canada, Plus du quart  des travailleurs retraités auraient continué de travailler s’ils avaient pu alléger leur horaire de travail sans que leur pension en souffre, que ce soit en travaillant moins de jours durant la semaine (28 %) ou moins d’heures par jour (26 %). En outre, un peu moins du cinquième d’entre eux auraient continué à travailler s’ils pouvaient avoir plus de congés. Dans l’ensemble, 31 % ont invoqué au moins une de ces trois raisons liées à la pension. Le fait que 28 % de ces personnes auraient continué de travailler à temps partiel illustre aussi l’importance des régimes de travail. Il est permis de penser que certains travailleurs âgés prendraient leur retraite plus tard si on leur offrait des conditions de travail plus souples, soit, par exemple, le travail à temps partiel ou moins de semaines de travail par année. D’autres pourraient reporter leur départ à la retraite si cela n’affectait pas leur revenu de pension ou si on leur offrait des hausses salariales. Les travailleurs d’expérience peuvent également servir de tuteur aux nouveaux arrivants, une pratique de plus en plus populaire aux États-Unis.

Les problèmes de santé étaient un facteur qui entrait en jeu pour bon nombre de retraités récents; 27 % ont déclaré qu’ils auraient continué à travailler s’ils avaient été en meilleure santé. Un peu plus de 21 % auraient continué à travailler si leur salaire avait augmenté (mais on ne leur a pas demandé de combien). Dans une proportion plus faible, certains auraient continué à travailler s’il n’avait pas existé de politique de retraite obligatoire (12 %) ou s’ils avaient pu obtenir des soins adéquats (6 %). Dans tous les cas, les hommes et les femmes ont fourni des réponses très semblables.

Ajuster son entreprise aux travailleurs plus âgés

Comme plusieurs emplois dans le domaine automobile demande un effort physique, l’âge devient un facteur important. Un tiers des employés prennent leur retraite pour des raisons de santé. Un autre tiers prennent leur retraite pour des raisons autres, telles qu’un horaire trop chargé ou un nombre insuffisant de congés.  Des régimes de travail différents semblent être une considération importante lorsqu’il s’agit d’encourager les travailleurs âgés à rester au poste. Par exemple, plus d’un quart des retraités sont disposés à continuer à travailler si on leur avait offert un emploi à temps partiel. De même, pour une forte proportion de retraités, la possibilité de continuer à travailler aurait constitué une option attrayante s’il leur avait été possible de travailler moins d’heures sans que leur pension en souffre. Le fait que 42 % des retraités aient réintégré la main-d’œuvre à temps partiel illustre aussi l’importance des régimes de travail. En ayant une entreprise plus flexible qui répond aux attentes des travailleurs plus âgés, ces derniers seront plus enclin à demeurer en poste.

(Source : Statistique Canada)

Benoît Charette

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Des besoins pressants de main-d’œuvre dans tous les métiers automobiles

Où est la demande ?

On constate que les marchands d’automobiles neuves sont les entreprises qui emploient, en  moyenne, le plus grand nombre d’employés (32,9 employés) et elles sont suivies, en termes de  taille moyenne d’entreprises, par les grossistes distributeurs (19,5 employés) et les marchands  de pneus (12,7 employés). Les ateliers de réparation et d’entretien de la carrosserie ainsi que ceux où on effectue la réparation et l’entretien des systèmes mécaniques et électriques sont les plus petites entreprises de l’industrie avec un nombre moyen de quatre à cinq employés. Plus du tiers des entreprises (35,1 %) projette une croissance de leurs activités commerciales au cours des 12 prochains mois. Un peu plus de la moitié des entreprises répondantes prévoient qu’elles seront stables (59,6 %) et une minorité d’entreprises anticipent  une décroissance (5,3 %). Quand on examine ces résultats par catégories d’entreprises, on constate que les marchands de  pneus (72,9 %) et les grossistes-distributeurs (61,5 %) sont proportionnellement plus nombreux à envisager un accroissement de leurs activités commerciales durant la prochaine année.

Les postes les plus en demande

Au total, les entreprises interrogées ont mentionné des intentions d’embauche de l’ordre de 800 postes (dans la seule région de la Montérégie) durant les 12 prochains mois. On remarque que les postes de mécaniciens d’automobiles et de camions sont ceux dont les intentions d’embauche sont les plus marquées avec plus de 169 postes. Ces postes se concentrent dans les ateliers de réparations mécaniques et électriques de véhicules et chez les marchands d’automobiles. Les intentions d’embauche de préposés au service se retrouvent majoritairement chez les marchands de pneus et les emplois de manutentionnaire se concentrent chez les grossistes-distributeurs. On prévoit également combler plusieurs postes de caissières et de préposés dans les stations-service. Ces emplois étant souvent occupés par de jeunes travailleurs ou étudiants, on y observe un taux de roulement assez élevé, ce qui expliquerait en partie ces projections d’embauche.  Les besoins sont aussi criants dans plusieurs grandes régions du Québec.

Les difficultés de recrutement

Les bons emplois ne manquent pas, mais il semble que les bons candidats sont plus rares. Dans l’étude du comité sectoriel de main d’œuvre des services automobiles, 34% des répondants ont affirmé avoir de la difficulté à recruter la main d’œuvre. On constate que ces principales causes sont, dans l’ordre : 

• le manque de candidats ayant les compétences spécifiques recherchées (24 %),
• le manque de candidats ayant l’expérience recherchée (19 %),
• les conditions de travail difficiles ou non concurrentielles (17 %),
• le manque de candidats ayant le diplôme professionnel recherché (16 %).

Ce dernier constat appelle un questionnement quant à la nature des compétences spécifiques recherchées par les entreprises et aux moyens par lesquels ces compétences pourraient être développées (notamment par la formation des travailleurs). Nous savons depuis plusieurs années que la formation n’est pas au diapason des plus récentes évolutions techniques dans les divers métiers automobiles. Une remise à niveau est en marche, mais les travailleurs spécialisés sont très recherchés.

Benoît Charette

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Votre CV: la clé pour obtenir une entrevue

Les employeurs parcourent les CV d’un oeil rapide, souvent en moins de 20 secondes. Votre CV a donc intérêt à attirer l’attention! Rédiger un CV «à la va vite » est la pire erreur que vous pourriez faire. Votre CV est d’abord et avant tout l’outil de marketing par excellence pour obtenir une entrevue.

Avec la venue d’Internet, les employeurs reçoivent des CV en grand nombre mais la quantité ne rime pas toujours avec la qualité! Résultat : vos chances de décrocher une entrevue sont bien réelles dans la mesure où votre CV met en valeur vos compétences.

Quelques mises en garde

  • Pour attirer l’attention doit-on avoir un CV qui sort de l’ordinaire par son originalité graphique? Bien au contraire, les images, les caractères spéciaux ou autres éléments graphiques peuvent agacer certains employeurs et détourner leur attention de vos qualifications. C’est mal parti pour vous si l’employeur n’aime pas le design ou les couleurs de votre CV. Encore pire, si l’employeur éprouve de la difficulté à télécharger ou à numériser (scanner) le document.

 

  • C’est bien connu, vous risquez de ne pas être lu si votre CV est trop long. Votre CV devrait idéalement avoir deux pages (au maximum trois pages !!!). Vous pouvez raccourcir des phrases et surtout, éliminer des éléments non pertinents.

À titre d’exemple, si vous possédez une solide expérience, pourquoi énumérer vos emplois d’étés? Pourquoi décrire dans les moindres détails les tâches de chacun des postes occupés dans le passé? Soyez bref et gardez de l’espace pour décrire vos compétences, vos spécialités ou certaines de vos réalisations. Vous dévoilerez  ainsi à l’employeur ce que vous pouvez lui apporter.

  • Faites attention aux fautes d’orthographes et à la mise en page. Votre image est importante et ce, que vous soyez laveur, mécanicien ou directeur des ventes. Rien de plus simple, faites vérifier votre CV par l’une de vos connaissances qui s’y connaît en français.

 

Mettez en valeur vos compétences

Bien qu’il existe différents formats de CV, nous préconisons généralement celui qui décrit à la fois les compétences, l’expérience de travail et la formation.

Le plus facile c’est évidemment d’énumérer dès le début du CV vos principales compétences ou spécialités. Regroupez-les dans un encadré juste en dessous de votre nom et de vos coordonnées. Elles auront plus de chance d’être vues et d’un seul coup d’œil, l’employeur verra la pertinence de votre CV. Limitez-vous à 5 ou 6 compétences et surtout, priorisez celles qui sont en lien avec le poste convoité. Ne jamais inscrire de compétences que vous ne possédez pas… C’est un jeu à éviter à tout prix!

Notre message est fort simple. Décrivez votre formation et votre expérience de travail tout en mettant également l’accent sur ce que vous avez à offrir. Mettez toutes les chances de votre côté! C’est à vous de prouver que votre CV mérite une étude plus approfondie, voire une entrevue… Bonne chance à tous.

Suzanne Mercier, CRHA Consultante en gestion des ressources humaines

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Une profession à découvrir: conseiller(ère) technique

Vous êtes un PRO du service à la clientèle. Avez-vous pensé à devenir conseiller technique ?

 

En bref, que fait un conseiller technique?

Le conseiller technique, c’est la plaque tournante du service chez les concessionnaires automobiles et les ateliers de réparation générale ou spécialisés. Comme responsable du service à la clientèle, il est la courroie de transmission entre le client et l’entreprise.

Les clients qui se présentent à l’atelier pour un problème mécanique ou un entretien régulier sont accueillis par le conseiller technique. Il s’assure de bien cerner leurs besoins et transmet toute l’information au technicien en mécanique. C’est le conseiller qui explique au client la nature des travaux à effectuer et les coûts s’y rattachant. La planification et le suivi des travaux sont également de son ressort.  À ne pas oublier, il conseille et vend les services d’entretien préventif recommandés par le constructeur.

Les titres d’emploi peuvent parfois porter à confusion. Certains vous parleront du poste d’aviseur technique, de conseiller au service ou de vendeur de services. Bien que ces titres d’emplois soient parfois utilisés,  celui de conseiller technique est définitivement le plus répandu dans l’industrie.

Avez-vous le profil pour exercer la profession de conseiller technique?

Vous croyez qu’il faut être un mécanicien pour faire carrière à titre de conseiller technique ? Pas du tout! Le conseiller pose les bonnes questions à la clientèle et transmet l’information recueillie aux techniciens qui eux sont responsables de diagnostiquer le problème du véhicule. Il faut bien sûr savoir de quoi on parle. Des connaissances générales de la mécanique sont définitivement requises mais ça s’apprend !!!!

Ce que recherchent les employeurs :

  • De très fortes habiletés en service à la clientèle. On parle ici d’écoute et de communication interpersonnelle.
  • Un esprit d’équipe. Indispensable  pour assurer un service de qualité.
  • Une bonne gestion des priorités et de l’organisation. Deux qualités pour mener à bien les responsabilités de nature plus administratives.
  • Des aptitudes à la vente. Un conseiller professionnel propose à sa clientèle les services d’entretien recommandés par le constructeur.
  • Une maîtrise de soi et de la résistance à la pression. Vous serez parfois appelé à transiger avec des clients difficiles ou à gérer des files d’attente aux heures de pointe.
  • Des connaissances informatiques. Si vous êtes déjà très à l’aise avec l’informatique comme outil de travail, vous saurez vous adapter facilement aux logiciels spécialisés en gestion d’atelier.
  • De bonnes capacités d’apprentissage et d’adaptation. Nombreuses sont les procédures de travail et les connaissances à acquérir (ex : garanties sur les véhicules).

 

Vous êtes une femme et vous avez des hésitations à intégrer le secteur de l’automobile

Le Comité sectoriel de main-d’œuvre des services automobiles (CSMO) nous confirme que la profession de conseiller technique est celle où l’on retrouve le plus de femmes dans l’industrie des services automobiles. Le site Internet du CSMO regorge d’informations sur l’industrie. N’hésitez pas à consulter leur site www.csmo-auto.com

Et la rémunération….

Plusieurs employeurs de l’industrie rajoutent des bonis à la rémunération de base selon la qualité du service offert et la vente de services d’entretien. Des possibilités de rémunération des plus intéressantes s’offrent à vous.

Bonne nouvelle !  Une formation de haut niveau est disponible.

Un programme de formation en service conseil à la clientèle (équipement motorisé) est offert dans quelques centres de formation professionnelle au Québec. Ce programme mène à l’obtention d’un diplôme d’études professionnelles (DEP). Pour toute information, visitez le site Internet  www.inforoutefpt.org

Suzanne Mercier, CRHA Consultante en gestion des ressources humaines

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